La transition, késako ?

Le mouvement de la transition – aussi appelé des villes ou territoires en transition – a été initié en Angleterre dans la ville de Totnes en 2006. Il s’étend aujourd’hui à travers le monde sous des formes extrêmement variées.

Il existe à ce jour plus de 640 initiatives officielles de transition, et ce sur une grande partie du globe. Le réseau international Transition Network favorise cette transition en produisant des ressources ainsi qu’en accompagnant les structures dans leurs démarches. En France, plusieurs sites internet (www.transitionfrance.frwww.villesentransition.net) recensent ces initiatives et fournissent à chacun les éléments clefs pour amorcer cette transition.

 jardin communautaire

→ Les grands principes.

– Le constat  de départ est alarmant : la fin du pétrole bon marché et le changement climatique ont des conséquences graves sur nos sociétés. Le mouvement réagit donc face à 3 crises majeures étroitement liées : la crise économique, la crise énergétique et la crise écologique. Pour autant sa philosophie se veut résolument optimiste : ces crises sont des opportunités pour changer radicalement la société et les modes de consommations actuels, c’est un appel à l’action.

– L’idée centrale est celle de la résilience, à savoir la capacité des villes et territoires à résister à ce choc.

– La démarche est par essence citoyenne : elle émane des habitants et non des pouvoirs publics. Les citoyens définissent ensemble les solutions qu’ils souhaitent mettre en place. L’animation de ces initiatives sur le mode participatif est essentiel, tout autant que leur ancrage local. Liées à un territoire, une histoire, une culture commune, elles sont ainsi le fruit d’une démarche collaborative.

→ Ces initiatives englobent de nombreuses formes d’action collectives qui défendent le recours aux ressources locales et à l’économie de proximité. En réponse aux contraintes de sur-production et de sur-consommation actuelles, ces démarches prouvent la viabilité d’une transition alternative, qui préserve nos ressources naturelles et respecte l’environnement.

transition-énergétique-413x214

→ Pourquoi avoir choisi cette thématique pour la Fête de l’Environnement et des Solidarités ?

La MRES et son réseau associatif développent depuis plus de 30 ans des activités collaboratives, solidaires et durables. Devant l’émergence des mouvements alternatifs au niveau mondial, national, et régional nous avons décidé de mettre ce thème au cœur de l’événement. Faire converger les idées, les actions, et montrer qu’elles s’inscrivent dans la conscience collective : voilà les préoccupations qui nous poussent chaque année à organiser la Fête de l’Environnement et des Solidarités.

Un week-end participatif.
La programmation de ce week-end est élaborée dans un esprit participatif, avec une volonté de partage des connaissances et des savoirs-faire. Dans le contexte actuel de crise économique, énergétique et écologique il est plus que jamais temps de découvrir et de construire ensemble des alternatives durables et solidaires.